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Ni Frexit, ni États-Unis d'Europe

18 sept.
13 min de lecture

Il aura suffi de trois jours. Mercredi, la présidente de la Commission invente devant le Parlement de Strasbourg un Conseil européen de sécurité et un statut de « membre associé » pour le Canada. Jeudi, à Reims, Gabriel Attal annonce qu'il n'existe au fond que deux options pour la France : le cauchemar du Frexit, ou le rêve des États-Unis d'Europe. Et pendant ces trois jours, notre pays a continué de prononcer plus d'un quart des obligations de quitter le territoire de toute l'Europe, et d'en exécuter à peine onze pour cent. Voilà notre Union en une semaine : absente là où on l'attend, envahissante là où on ne la veut pas, et rêveuse là où il faudrait être sérieux.

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L'Europe absente : les chiffres que personne ne conteste

Commençons par ce que les Français attendent réellement de l'Europe, et qu'ils n'obtiennent pas.

En 2025, 486 000 obligations de quitter le territoire ont été prononcées dans l'Union, pour un taux d'exécution de 29 %. La France, elle, en émet 28 % à elle seule et en exécute 11 %. Vers les pays tiers à l'Union, ce taux tombe à 4,6 %. Autrement dit : nous sommes les champions d'Europe de la décision et les derniers de la classe de l'exécution. Nous signons des papiers.

Cinq pays européens veulent créer au plus vite des « hubs de retour » pour éloigner les migrants déboutés. La France refuse de suivre. Emmanuel Macron l'a dit en juin à Bruxelles : il ne croit pas que ce soit efficace, ni conforme à nos principes. Depuis, l'exécutif est muet.

Le plus accablant vient d'un député de sa propre majorité. Charles Rodwell, élu Renaissance, publie un rapport qui chiffre à 2,1 milliards d'euros par an le coût de la lutte contre l'immigration illégale, et qui décrit une situation « hors de contrôle » : près d'un million d'étrangers en situation irrégulière selon les estimations basses du ministère de l'Intérieur, 320 000 personnes sous une mesure d'éloignement valide et exécutoire, moins de 25 000 éloignements réalisés en 2025, 2 188 places de rétention administrative pour tout le pays, et 7 400 personnes sous obligation de quitter le territoire signalées pour troubles à l'ordre public que l'on n'a jamais pu placer en centre.

Sa conclusion mérite d'être pesée, car elle vient d'un homme qui se revendique libéral et pro-européen : seule une refonte totale de l'espace Schengen le sauvera de la disparition. Il propose de réserver la libre circulation aux seuls citoyens européens et de soumettre les ressortissants de pays tiers à une autorisation préalable pour circuler entre les États membres.

C'est mot pour mot ce que je défends depuis des mois. Je ne l'enrôle pas : il refuse explicitement le Rassemblement national et ce qu'il appelle la double frontière, et il s'oppose à la gauche qui voit dans toute expulsion une atteinte à l'État de droit. C'est précisément ce qui rend son constat imparable. Quand un député macroniste décrit l'échec du dispositif européen avec les chiffres de son propre gouvernement, il n'y a plus de débat idéologique. Il n'y a qu'un procès-verbal.


L'Europe envahissante : le cas d'école du reporting

Maintenant, regardons ce que l'Europe fait quand elle décide d'agir.

En décembre 2022, l'Union adopte la directive sur le reporting de durabilité — la CSRD. Les entreprises devront publier chaque année leurs performances environnementales et sociales, selon des normes qui totaliseront plus de mille cent points de données. La France transpose consciencieusement, et ajoute ses propres exigences, comme elle le fait toujours.

Puis les premiers exercices arrivent, et l'on découvre ce que n'importe quel chef d'entreprise aurait pu dire d'avance : des rapports de plusieurs centaines de pages, des coûts considérables, une information si abondante qu'elle n'informe plus personne.

Alors, en février 2025, la même Commission présente un paquet de simplification. Les seuils sont relevés, les calendriers reportés de deux ans, le nombre de points de données obligatoires réduit de 61 %. Le texte est publié en février 2026 et entre en vigueur en mars. Et voici le sommet : la France, qui avait transposé la première version avec zèle, doit maintenant détricoter son propre droit national dans les douze mois, avec une nouvelle échéance fixée à mars 2027.

Quatre ans. Quatre ans de travail administratif, de cabinets de conseil, de logiciels, de formations, de directions de la conformité — pour revenir à peu près au point de départ. Je ne parle pas ici en théoricien : je dirige des centres commerciaux, et je vois ce que ces cycles coûtent en temps d'équipe, en euros et en découragement. Pendant que nous remplissions des tableaux, les Chinois construisaient des usines et les Américains des centres de données.

Voilà l'Europe telle qu'elle fonctionne. Incapable de nous protéger d'un million de personnes en situation irrégulière, infatigable pour compter nos points de données. Et quand elle se trompe, elle ne se corrige pas : elle légifère une seconde fois, ce qui coûte aussi cher que la première.


Qui parle au nom de l'Europe ? Personne ne le sait

Venons-en au discours de mercredi, car il révèle un désordre plus profond que le contenu des annonces.

Ursula von der Leyen a proposé la création d'un Conseil européen de sécurité associant l'Union, le Canada, la Norvège et le Royaume-Uni, ainsi qu'un « protocole de sécurité d'urgence » calqué sur l'article 4 du traité de l'Atlantique Nord. Elle a par ailleurs ouvert la porte à un statut de « membre associé » pour le Canada — un statut qui n'existe dans aucun traité.

Or la politique étrangère et de sécurité de l'Union est intergouvernementale. Elle relève du Conseil européen et du Conseil, à l'unanimité. La Commission n'y a ni l'initiative, ni la décision. C'est d'ailleurs exactement pour cela que le poste de Haut Représentant a été créé : Kaja Kallas est nommée par les chefs d'État et de gouvernement, préside le Conseil des affaires étrangères et dirige le service diplomatique européen. Et il existe un troisième personnage que l'on oublie toujours, António Costa, président du Conseil européen, dont c'est littéralement la fonction de coordonner les Vingt-Sept sur ces sujets.

Trois responsables, donc, pour une seule politique étrangère. Et c'est celle qui n'a pas la main qui annonce l'architecture de sécurité du continent, devant un Parlement qui ne la votera pas, sur un sujet que trancheront des chefs d'État à l'unanimité.

Le problème n'est pas que l'Europe soit trop puissante. C'est que personne ne sait plus qui parle en son nom — et que celle qui parle le plus fort est précisément celle qui décide le moins. Une Commission devenue gouvernement de fait, sans peuple qui l'ait élue ni Parlement qui puisse la renverser sur ces matières, qui étend son domaine par communication plutôt que par traité : voilà le vice central de l'Union telle qu'elle existe.

Ajoutons le fond. Dupliquer une alliance militaire au moment où l'OTAN n'a jamais été aussi européenne — les Européens en assurant une part croissante de l'effort, du soutien à l'Ukraine et de la présence sur le flanc oriental — relève de la fuite en avant institutionnelle. Un Conseil européen de sécurité sans armée, sans commandement intégré et sans règle de décision ne protégera personne. Ce qu'il faut n'est pas un doublon : c'est un pilier européen musclé à l'intérieur de l'Alliance, et des États qui tiennent leurs engagements budgétaires.


Le faux choix de Reims

J'en viens à Gabriel Attal, qui a le mérite de la clarté.

Il l'a dit jeudi devant les équipes d'une entreprise aérospatiale : il n'y a que deux choix politiques possibles, le vieux cauchemar du Frexit ou un rêve nouveau, préparer les États-Unis d'Europe. L'Europe à vingt-sept, dit-il, a atteint ses limites. Sa proposition : une fusion économique et écologique entre un noyau dur de pays, avec la convergence des taux de tous nos impôts et taxes, un droit du travail commun, des géants bancaires et de télécommunications, et l'émission de dette commune. Le tout ratifié par un premier référendum européen, une consultation simultanée dans les pays concernés.

Commençons par lui reconnaître ceci : il pose enfin la question de l'architecture, et il accepte le principe du référendum. C'est plus courageux que le silence de son camp sur l'essentiel.

Mais la construction est un piège, et il faut le nommer. Poser une alternative à deux termes dont on choisit soi-même les deux, c'est la rhétorique de celui qui ne veut pas affronter la troisième proposition. Frexit ou fédération : il n'existerait donc rien entre la sortie et la dissolution ? Rien entre le repli et l'effacement ? C'est faux, et il le sait.

Il faut d'ailleurs rendre à Attal ce qui ne lui appartient pas : l'architecture n'est pas de lui. Bruno Le Maire, germanophile revendiqué et longtemps l'homme politique français le plus populaire outre-Rhin, publiait en avril 2019 Le nouvel empire, où il préférait explicitement un « empire » européen à un archipel d'États-nations. Et comme ministre de l'Économie, il en avait déjà posé les briques : accord franco-allemand sur la convergence de l'impôt sur les sociétés, budget de la zone euro, union bancaire et union des marchés de capitaux, mémorandum industriel signé avec Peter Altmaier, refonte des règles de concurrence après le veto de Bruxelles au rapprochement d'Alstom et de Siemens.

Sept ans plus tard, on nous resert le même plat comme une audace de jeunesse. Et le bilan de cette décennie d'alignement mérite d'être regardé en face. Notre économie n'a pas les mêmes besoins que l'économie allemande : nous n'avons ni le même tissu industriel, ni la même démographie, ni la même structure d'épargne, ni le même modèle social, ni la même dépendance à l'export. Aligner nos règles sur les leurs revient à faire courir deux coureurs différents avec les chaussures du plus lourd. L'Allemagne exporte, nous consommons ; l'Allemagne a besoin d'une monnaie sage et d'une rigueur budgétaire, nous avons besoin d'investissement et de compétitivité-coût. Depuis vingt ans, chaque compromis a été arbitré dans un seul sens, et nous avons accepté de mettre notre appareil productif au rebut pour ne pas fragiliser le leur. Un machin de plus ne corrigera pas cela : il le gravera dans le marbre.

Et regardons le contenu, car il est vertigineux. La convergence de tous les impôts et taxes, c'est la fin du pouvoir fiscal du Parlement français. Un droit du travail commun, c'est la fin de notre modèle social décidé chez nous — dans un sens ou dans l'autre, peu importe : décidé ailleurs. La dette commune, c'est l'engagement du contribuable français sur des dépenses qu'il n'aura pas votées. Ce ne sont pas des coopérations renforcées. C'est le transfert de ce qu'un peuple décide pour lui-même, et qui constitue à peu près la définition d'une nation politique.

Quant au référendum proposé, il faut être très clair, car c'est là que tout se joue. Sur le principe, je l'approuve : rendre la parole aux peuples sur l'architecture européenne est exactement ce que je réclame. Mais un référendum n'a de valeur qu'à deux conditions, et aucune des deux n'est aujourd'hui garantie.

Première condition : le résultat reste national. Organiser une consultation le même jour dans plusieurs pays ne crée pas un peuple européen unique dont on additionnerait les voix. Si la France dit non, c'est la France qui a dit non, et son vote doit être respecté — quand bien même onze autres pays auraient dit oui. Nous avons déjà vu comment cela se passe autrement : le 29 mai 2005, les Français rejetaient le traité constitutionnel à 55 % ; les Néerlandais faisaient de même trois jours plus tard ; et le traité de Lisbonne, qui en reprenait l'essentiel, était ratifié par voie parlementaire moins de trois ans après. Un peuple à qui l'on a déjà volé un vote a le droit d'exiger, cette fois, que la règle soit écrite avant le scrutin.

Seconde condition : le bulletin doit contenir la troisième voie. Un référendum où l'on ne peut choisir qu'entre la fédération et la sortie n'est pas une consultation, c'est un couloir. Si l'on demande aux Français de se prononcer sur l'Europe, il faut leur proposer les trois options réelles : la fusion fédérale, la sortie, ou l'Europe des nations coopérant sur les grands projets. Retirer du bulletin l'option que préfère probablement la majorité, puis annoncer que le peuple a tranché, c'est voler le vote — celui des Français, et celui des autres Européens à qui l'on aura présenté le même faux choix.

On tient là ce que le macronisme dit de lui-même depuis dix ans : la France n'est plus une solution, elle est un problème de taille. Trop petite pour compter, trop lourde pour bouger, il faudrait donc la diluer. C'est une pensée de gestionnaire, pas d'homme d'État — et elle a ceci de commode qu'elle dispense de gouverner le pays, puisqu'on a prévu de le dissoudre.


Intouchable ici, perfectible là-bas

Et maintenant, arrêtons-nous sur ce qui devrait sauter aux yeux de tout le monde.

Il y a quinze jours, un candidat proposait de réviser notre Constitution pour rendre le dernier mot aux Français. La présidente de l'Assemblée nationale s'est déclarée en total désaccord, expliquant que notre Constitution était « notre bien le plus précieux ». Intangible, donc. Sacrée. On n'y touche pas.

Cette semaine, un candidat du même bloc politique explique que l'Europe à vingt-sept a atteint ses limites, qu'on ne pourra pas aller plus loin dans le système actuel, et qu'il faut donc fusionner nos impôts, notre droit du travail et notre dette. Aucun cri d'orfraie. Aucune défense émue des traités. On refonde.

Voilà le double standard, et il est vertigineux : nos institutions nationales seraient intouchables, les institutions européennes indéfiniment perfectibles. La Constitution de 1958 est un monument qu'on protège ; les traités sont un chantier qu'on agrandit. D'un côté le moindre référendum est présenté comme une menace pour l'État de droit ; de l'autre, le transfert de la souveraineté fiscale est présenté comme un rêve.

L'explication de ce paradoxe est simple, et elle est terrible : pour ces gens, la France n'est plus réformable. Elle est un patient dont on a renoncé à soigner la maladie et qu'on maintient sous perfusion en attendant mieux. On ne touche pas à ses institutions non par respect, mais par découragement — parce qu'on ne croit plus qu'elles puissent produire quoi que ce soit. Et l'on reporte tout l'espoir sur l'échelon supérieur, comme si l'Europe était la dernière planche de salut d'une nation en décomposition, comme si la France libre et souveraine était vouée à s'éteindre doucement pour laisser la place à une Europe idéalisée.

Cette Europe-là, au fond, c'est le rêve de Charlemagne. Un continent réuni sous une même autorité, une même monnaie, une même administration. On oublie seulement comment cet empire a fini : divisé entre trois héritiers au traité de Verdun, à peine trente ans après la mort de son fondateur. Les empires construits par le haut sur des peuples qui ne s'étaient rien demandé n'ont jamais tenu davantage qu'une génération. Ce qui a duré, en Europe, ce sont les nations — et ce qui a fonctionné entre elles, ce sont les coopérations librement consenties.

Je propose donc l'inverse exact de ce double standard : réformons nos institutions parce que les Français l'exigent, et réformons l'Europe parce qu'elle nous échappe. Les deux chantiers, et dans cet ordre. Un pays qui refuse de se réformer chez lui n'a aucune chance de peser à Bruxelles ; un pays qui se réforme redevient audible. C'est l'inverse de ce qu'on nous propose depuis vingt ans : renoncer chez soi pour exister ailleurs.


Ce que je propose : l'Europe des grands projets

Il existe pourtant une troisième voie, et elle n'a rien d'une position médiane confortable. Elle repose sur un principe simple : l'Europe doit faire peu de choses, mais les faire vraiment.

Ce que les nations ne peuvent plus faire seules, et qui doit donc être européen : le marché unique et sa protection, avec une préférence communautaire assumée, des clauses de réciprocité et de véritables barrières face au dumping ; le spatial, lanceurs, satellites et accès autonome à l'orbite, parce qu'Ariane existe et qu'aucun État européen ne la referait seul ; le quantique et l'intelligence artificielle, où se joue la puissance de la prochaine décennie ; le médicament, dont nous avons découvert en 2020 que nous ne produisions plus les molécules de base ; la recherche en santé, où l'échelle continentale est la seule qui tienne face aux Américains et aux Chinois ; et la souveraineté économique, médicale et agricole, c'est-à-dire la capacité de nourrir, soigner et équiper nos populations sans l'autorisation de personne.

Voilà un programme. Des projets communs, financés, pilotés, évalués — décidés par les États, exécutés en commun, comme le furent Airbus et Ariane, qui n'ont jamais eu besoin d'une fédération pour exister.


Et pour cela, deux institutions à remettre à leur place

Aucun de ces projets ne verra le jour si l'on ne touche pas aux deux institutions qui se sont émancipées des traités qui les ont créées.

La Commission, d'abord, doit perdre l'initiative des lois. C'est le cœur de l'anomalie européenne : une administration non élue détient le quasi-monopole de la proposition législative, et donc la maîtrise de l'ordre du jour d'un continent. Aucune démocratie au monde ne fonctionne ainsi. L'initiative doit revenir aux États, par le Conseil, et au Parlement européen qui est la seule institution élue au suffrage direct. La Commission redevient ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un exécutif technique, resserré, qui met en œuvre ce que les autres ont décidé, gère les grands projets communs et rien de plus. Moins de commissaires, moins de directions générales, moins de communication — et l'interdiction faite à sa présidente d'annoncer des architectures de sécurité qu'elle n'a pas le pouvoir de décider.

La Cour de justice, ensuite, doit revenir à son objet. Elle a été instituée pour veiller au respect des traités : vérifier qu'un État ou une institution applique ce qui a été signé. Elle s'est faite, par sa seule jurisprudence, juge supérieur des États — la primauté du droit de l'Union sur les droits nationaux ne figure dans aucun traité fondateur, elle a été construite par la Cour elle-même à partir des années soixante, puis étendue jusqu'à nos Constitutions. Un tribunal qui élargit lui-même sa propre compétence, sans que personne ne l'ait voté, est le contraire d'un État de droit. Son rôle doit être ramené au contentieux des traités et au règlement des différends entre États et institutions, avec la primauté des Constitutions nationales inscrite noir sur blanc comme borne infranchissable.

Ces deux réformes ne sont pas des détails techniques : ce sont elles qui rendent le reste possible. Tant que l'initiative et l'interprétation appartiennent à deux organes que personne n'a élus, tout accord entre États sera défait par la norme et par l'arrêt.

Et ce que l'Europe doit cesser de faire : régenter le quotidien. Les compétences de l'Union doivent être limitativement énumérées, tout le reste revenant aux États — c'est le principe de subsidiarité, mais inversé et rendu contraignant, avec la primauté de nos Constitutions nationales comme garantie ultime. Cela suppose de renégocier les traités, de refonder Schengen comme le demande Rodwell, et de réformer ou de quitter la Convention européenne des droits de l'homme.

Tout cela par mandat référendaire donné au président élu. Les Islandais ont montré fin août, en refusant à 52,8 % d'ouvrir des négociations d'adhésion, qu'un peuple européen peut dire non au machin sans que le ciel lui tombe sur la tête. Ce qui nous manque n'est pas la possibilité juridique. C'est quelqu'un pour poser la question.


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Attal affirme qu'il n'y a que deux choix : son rêve ou notre cauchemar. C'est l'aveu de ceux qui n'ont jamais envisagé que les Français puissent vouloir autre chose que disparaître — dans un machin ou dans un autre.



amonavislafranceautrement.com  ·  18 septembre 2026

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