La Gauche : Saison 2026 La série qui ne s'arrête jamais de faire du mal

Épisode après épisode, la gauche française et ses satellites nous livrent un feuilleton dont le scénario ne varie jamais : plus d'État, moins de travail, plus de taxes, moins de liberté. Une télé-novela économique bête et insipide, sauf qu'elle se joue avec l'argent des Français et l'avenir de leurs enfants.
🎬 Générique. Ce que vous avez manqué dans les épisodes précédents
Il était une fois un pays qui avait les plus belles cathédrales du monde, les meilleurs ingénieurs, les plus grands philosophes. Un pays qui avait inventé les droits de l'homme, la gastronomie et l'art de vivre. Et puis, progressivement, épisode après épisode, une idéologie s'empara de ses universités, de ses syndicats, de ses médias, de ses programmes scolaires.
Son message était simple : le travail est une servitude. L'entrepreneur est un prédateur. L'État est la solution à tout. Et la richesse ? Il suffit de la prendre à ceux qui l'ont produite pour la redistribuer à ceux qui ne l'ont pas créée.
Quarante ans plus tard, la France affiche 3 345 milliards d'euros de dette, une croissance anémique, et des talents qui fuient vers Londres, Zurich et Montréal. La série continue pourtant. Et les scénaristes, qui n'ont jamais créé le moindre emploi de leur vie, n'ont toujours pas compris l'intrigue.
Voici le récapitulatif de la saison en cours.
📺 Épisode 1. « Le travail, c'est l'ennemi » (diffusé depuis 1880)
Tout commence avec le personnage fondateur. Pas Martine Aubry. Pas Jean-Luc Mélenchon. Non Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, qui publie en 1880 Le Droit à la paresse et pose la matrice de tout ce qui suivra : « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie, c'est l'amour du travail. »
C'est écrit. C'est enseigné. C'est célébré dans les amphis. Et c'est le bréviaire inconscient de toute la gauche radicale depuis : le travail n'est pas une valeur : c'est une aliénation. Travailler moins est du progrès. Travailler plus est de la soumission.
Sauf que ce logiciel est philosophiquement faux. Simone Weil, militante de gauche elle-même, l'avait réfuté de l'intérieur avec une phrase que ses héritiers se gardent bien de citer : « Le travail bien fait est une forme de beauté. » Ce n'est pas le travail qui aliène, disait-elle, c'est le travail mal organisé, subi, dépourvu de sens. La réponse n'est pas moins de travail : c'est plus de dignité dans le travail.
Camus allait dans le même sens : « Sans travail, toute vie pourrit. Mais sous un travail sans âme, la vie étouffe et meurt. » Il ne diabolise pas le travail. Il dit que c'est le vide qui corrompt.
Et Churchill, avec sa brutalité lucide : « La joie de vivre, c'est la joie de travailler. »
Pas la joie de recevoir. La joie de faire.
La vraie émancipation, ce n'est pas le droit à la paresse. C'est le droit de travailler librement, d'en garder les fruits, et d'en être fier. Lafargue avait tout faux et la gauche radicale lui a consacré cent quarante ans de politique publique.
📺 Épisode 2. « Les 35 heures, ou comment se tirer une balle dans le pied en croyant tirer un feu d'artifice » (2000, rediffusion permanente)
Le cliffhanger de la saison précédente. Martine Aubry avait promis que réduire le temps de travail créerait des emplois. L'INSEE a rendu son verdict : la compétitivité des entreprises ayant adopté les 35 heures, mesurée par la productivité globale des facteurs, a reculé de 3,7 % face aux entreprises restant aux 39 heures malgré les allègements de cotisations accordés en compensation. La Fondation IFRAP établit aujourd'hui que le déficit d'heures travaillées coûte à la France environ 130 milliards d'euros de valeur ajoutée annuelle.
130 milliards. L'équivalent du budget de l'Éducation nationale. Évaporés en idéologie.
Bruno Retailleau résume le diagnostic avec une clarté sans appel : il faut arrêter avec la politique du chèque, sortir définitivement des 35 heures pour restaurer le pouvoir d'achat et la compétitivité.
Mais dans ce feuilleton, les personnages n'apprennent jamais de leurs erreurs. C'est même la règle du genre.
📺 Épisode 3. « La semaine à 4 jours, ou le retour du monstre » (saison 2026)
Les scénaristes ont décidé de relancer la franchise. Puisque 35 heures n'ont pas suffi à couler l'économie, essayons 32. La CGT est explicite : la semaine de quatre jours doit s'accompagner d'une réduction du temps de travail hebdomadaire légal à 32 heures et s'appliquer sans perte de salaire.
Traduction pour ceux qui créent de vraies entreprises avec de vrais emplois : vous produirez moins, vous paierez autant, et si vous n'êtes pas d'accord, vous serez taxés davantage pour compenser. L'artisan, le restaurateur, le chef de PME qui emploie dix personnes devra soit licencier, soit fermer, soit délocaliser.
LFI renchérit : retraite à 60 ans, SMIC à 1 600 € net, planification écologique centralisée. Et la CGT réclame de nouveaux jours fériés comme si le problème numéro un de la France était de travailler trop.
Le budget 2026 crée déjà 8 500 postes supplémentaires dans la fonction publique, dont 4 500 à l'Éducation nationale, alors qu'il y a eu 109 000 élèves en moins dans le primaire pour cette rentrée. Moins d'élèves, plus de fonctionnaires. C'est la logique du feuilleton : quand la réalité contredit le scénario, on ignore la réalité.
📺 Épisode 4. « La démarchandisation, ou le grand retour de l'économie soviétique en costume hipster » (diffusé cette semaine)
Et voici l'épisode le plus frais — celui qui vous a sans doute conduit à rouvrir ce blog ce matin.
Boris Vallaud, chef du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, vient de publier un livre intitulé Nos vies ne sont pas des marchandises. Son grand concept : la « démarchandisation » — la volonté politique d'extraire du marché des secteurs d'activité qui répondent à un « besoin vital », constituent un « bien commun » et sont indispensables à la fois à l'épanouissement individuel et à la cohésion sociale.
Concrètement, cela signifie : régies publiques de l'eau, Ehpad publics, crèches publiques ou associatives, gestion publique du logement, secteur funéraire public. L'État partout. Le marché nulle part, du moins là où la gauche décide qu'il ne doit pas aller.
Vallaud se défend de vouloir nationaliser à tout va. Démarchandiser n'est « ni un retour à l'étatisme centralisateur, ni une nostalgie d'économie administrée. Le but n'est pas d'abolir le marché mais de le remettre à sa place », écrit-il avec le sérieux de celui qui croit avoir inventé la roue.
Permettons-nous de sourire. L'URSS aussi avait « remis le marché à sa place ». Le Venezuela également. Cuba pareillement. À chaque fois, les résultats ont été les mêmes : pénuries, corruption, fuite des cerveaux, effondrement de la qualité des services prétendument « protégés ».
Et quand on lui demande le coût budgétaire de tout cela, Vallaud répond sur France Inter avec une formule digne des meilleurs dialogues de soap opera : « Si vous pensez que vous faites des économies en confiant aux marchés le soin de dire ce qui a de la valeur et ce qui n'en a pas… » Autrement dit : la question du financement est vulgaire. Ne troublez pas l'idéologie avec la comptabilité.
Ce terme de « démarchandisation » rappelle les slogans altermondialistes du début des années 2000 ou la « démondialisation » que prônait Arnaud Montebourg il y a une douzaine d'années. La gauche recycle ses vieilles recettes avec de nouveaux emballages. Le fond ne change pas : moins de marché, plus d'État, plus de taxes pour financer l'ensemble et tant pis pour ceux qui travaillent et paient.
📺 Épisode 5. « La course à l'échalote, ou qui sera le plus à gauche ? » (en cours de diffusion)
Le ressort dramatique de ce feuilleton est désormais bien établi. Le PS, LFI et la CGT se livrent une compétition féroce : qui proposera la mesure la plus étatiste, la plus redistributive, la plus anti-marché ? Qui décrochera le trophée du grand soir ?
LFI propose la retraite à 60 ans, le PS surenchérit avec la démarchandisation. La CGT réclame 32 heures, LFI propose de nouveaux fériés. Le PS publie 144 pages de programme présidentiel, LFI annonce la VIe République et la planification écologique.
Le PS ne s'était plus livré à ce travail programmatique depuis les années Jospin, quand l'ancien Premier ministre revendiquait : « Oui à l'économie de marché, non à la société de marché. » Jospin semblerait aujourd'hui presque libéral face à ses successeurs. La dérive est vertigineuse.
Bruno Retailleau a résumé cette dynamique avec une précision chirurgicale : ce budget est un budget de gauche, en réalité. C'est celui que la gauche a réussi à imposer. Même hors du pouvoir, la gauche gagne les batailles idéologiques par défaut parce que personne ne mène suffisamment la contre-offensive sur le terrain des idées.
David Lisnard, lui, alerte depuis des années sur l'épilogue inévitable de cette série : avec 3 345 milliards d'euros de dette, un déficit public de 170 milliards en 2024, la France a perdu la maîtrise de ses comptes. Après avoir emprunté 285 milliards en 2024, puis 300 milliards en 2025, elle va en emprunter 310 milliards en 2026 ; encore un record.
Dans toute bonne télé-novela, il y a un moment où l'immeuble s'effondre sur les personnages. On approche du dernier épisode.
📺 Épisode 6. « Les vraies victimes : ceux qu'on prétend protéger »
Le comble du feuilleton est là : les premières victimes du programme de la gauche sont précisément les travailleurs au nom desquels il est joué.
L'artisan plombier qui bosse 50 heures par semaine pour nourrir sa famille et rembourser son camion : les 32 heures l'obligeront à embaucher un salarié qu'il ne peut pas financer, ou à perdre des marchés face à des concurrents étrangers non soumis à cette contrainte.
L'infirmière de nuit, l'aide-soignant, le conducteur de bus : la démarchandisation de la santé et du grand âge, ça signifie concrètement plus de bureaucratie, moins d'investissement, des services publics dégradés comme partout où cette recette a été appliquée.
Le jeune diplômé qui sort de Centrale ou de Sciences Po avec l'envie d'entreprendre : il regarde la fiscalité, le droit du travail, la culture du soupçon envers le profit et il prend son passeport. Berlin, Londres, Singapour. La France perd ce qu'elle a formé à grands frais. Les tâches administratives représentent déjà 7 % du temps de travail en France, contre 3,7 % en Allemagne, soit l'équivalent d'un point de PIB. Un point de PIB englouti dans la paperasse avant même que la démarchandisation n'ait ajouté ses couches supplémentaires.
La preuve que l'alternative existe ? David Lisnard l'a administrée à Cannes : en augmentant le temps de travail et la productivité, il a réussi à diminuer les dépenses de fonctionnement de 65,9 millions d'euros depuis 2014 et à baisser la dette de 71,5 millions d'euros. Moins d'idéologie, plus de résultats. La série inverse.
📺 Épisode 7. « Le combat des idées : interrompre le feuilleton »
Comment cette télé-novela a-t-elle pu durer si longtemps sans être déprogrammée ? Parce que la gauche a remporté la bataille culturelle. Elle occupe les universités, les syndicats enseignants, une grande partie des rédactions. Elle a réussi à imposer ses dogmes comme du bon sens, et ses adversaires comme des sans-cœur.
Cette bataille, il faut la mener en profondeur. À l'école : enseigner l'économie réelle, expliquer comment se crée un emploi, pourquoi les impôts ont une limite au-delà de laquelle ils tuent ce qu'ils prétendent financer. À l'université : déconstruire Lafargue avec Simone Weil, opposer Marx avec Hayek, montrer les résultats concrets des économies libres face aux économies administrées. Dans les médias : ne plus laisser sans réponse chaque nouveau concept gauchiste présenté comme une révélation.
Comme le dit David Lisnard : il ne s'agit pas seulement de rassembler un parti et de proposer une alternance, mais de construire une véritable alternative pour le pays à force de 40 ans de socialisme.
Quarante ans. C'est la durée du feuilleton. Il est temps d'écrire une autre série.
🎬 Fin de saison. Ce que nous défendons
Face à la démarchandisation de Vallaud, aux 32 heures de la CGT, aux jours fériés de LFI et à l'assistanat généralisé du PS, le programme libéral n'a pas à rougir. Il est simple, cohérent, et il a fait ses preuves partout où il a été appliqué.
Liberté de travailler : que chaque Français décide librement de son rythme, de ses ambitions, sans plafond idéologique. Simplification radicale : supprimer les normes inutiles qui coûtent un point de PIB avant même qu'on ait produit quoi que ce soit. Valorisation du mérite : que travailler plus rapporte plus, sans fiscalité punitive. Réforme structurelle du modèle social : le réserver à ceux qui en ont vraiment besoin et mettre fin au système qui récompense l'inactivité.
Bruno Retailleau l'a chiffré : 10 milliards d'euros récupérés sur les heures supplémentaires totalement exonérées de cotisations patronales, ce qui constitue une sortie complète et assumée des 35 heures.
Simone Weil nous avait montré la voie avant tous les autres : le travail bien fait est une forme de beauté. Redonnons aux Français la fierté de le faire et la liberté d'en garder les fruits.
La vraie question de la saison 2027 n'est pas de savoir lequel de Vallaud, Mélenchon ou Faure proposera le programme le plus étatiste. C'est de savoir si la France choisira enfin d'interrompre ce feuilleton avant que le dernier épisode ne ressemble à un documentaire sur l'Argentine.



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