Céline Imart : une voix agricole dans le tumulte politique
- Stephan P
- 1 nov. 2025
- 2 min de lecture

Dans son tribune publiée dans Valeurs actuelles, Céline Imart, eurodéputée Les Républicains et agricultrice de terrain, dénonce la déconnexion des élites européennes face aux réalités du monde rural. L’article adopte un ton incisif, engagé, et sans détour. Elle y fustige les technocrates bruxellois qui, selon elle, « n’ont jamais mis un pied dans une exploitation » mais prétendent régenter la vie des agriculteurs.
Son positionnement est clair : défendre une agriculture enracinée, autonome, et respectée, face à une Europe qui impose des normes toujours plus contraignantes sans concertation ni compréhension du terrain.
Imart pointe du doigt une dérive centralisatrice de la Commission européenne, qui veut tout encadrer, tout réguler, au détriment des États souverains. Elle critique une Europe qui « veut s’occuper de tout, sauf de ce qui compte vraiment », et qui multiplie les textes nuisibles à la compétitivité agricole.
Elle évoque notamment les réglementations sur les intrants, les quotas, les normes environnementales excessives, et les projets de taxation qui pénalisent les producteurs locaux. Cette bureaucratie, loin d’être neutre, devient un facteur de rejet de l’Europe par les citoyens. Le parallèle avec l’Italie est frappant : Giorgia Meloni, à la tête d’un gouvernement élu, prend ses distances avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, non élue par les peuples. Ce contraste illustre une fracture démocratique croissante.
Imart défend une vision de l’Europe des nations, où les États gardent la main sur leurs politiques agricoles, économiques et sociales. Elle appelle à une refonte du modèle européen, plus respectueux des réalités locales et des souverainetés nationales.
L’article a été largement relayé dans les cercles conservateurs et agricoles. Il a suscité l’adhésion de nombreux élus LR, mais aussi de figures souverainistes comme François-Xavier Bellamy ou Nicolas Dupont-Aignan. Les syndicats agricoles, souvent critiques envers Bruxelles, ont salué son franc-parler.
En revanche, certains médias progressistes ont dénoncé une « posture populiste » et une « vision passéiste de l’Europe ». Mais ces critiques semblent déconnectées du terrain, où les agriculteurs expriment un ras-le-bol croissant face à l’inflation normative et à la précarisation de leur métier.
Céline Imart incarne une droite enracinée, pragmatique, et attachée à la souveraineté. Son discours, loin d’être marginal, résonne avec une partie croissante de la population européenne. Si son ton peut paraître abrupt, il révèle une fracture réelle entre les technocraties et les peuples.
Son article est une alerte : l’Europe ne peut survivre sans l’adhésion de ses citoyens. Et cette adhésion passe par le respect des réalités locales, des métiers de base, et des identités nationales. Imart ne propose pas de sortir de l’Europe, mais de la réformer en profondeur. Une voix à écouter dans le tumulte politique actuel.



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