CGT : terminus, tout le monde descend !
- Stephan P
- 5 nov. 2025
- 3 min de lecture

Le syndicalisme français est devenu un syndicat de copropriété : peu de voix, beaucoup de charges. La CGT en est l’illustration la plus éclatante : héritière d’un passé communiste, elle s’accroche à une stratégie d’obstruction permanente, quitte à fragiliser l’économie et à détourner le syndicalisme de sa mission première.
Syndicalisme français : une rente sans adhérents
La CGT, FO, SUD et consorts continuent de bloquer le pays, de paralyser les réformes, de s’inviter dans les caisses de Sécurité sociale, les commissions paritaires, le CESE… Pourtant, leur représentativité réelle est en chute libre : moins de 7 % des salariés du privé sont syndiqués.
Le paradoxe est saisissant : moins d’adhérents, plus de pouvoir de nuisance. La CGT agit comme si elle représentait la majorité des travailleurs, alors qu’elle n’incarne qu’une minorité bruyante, souvent radicalisée.
Le financement : une perfusion publique bien opaque
Un article du Journal du Dimanche révélait que les syndicats se partagent plus de 96 millions d’euros par an, entre subventions directes, mises à disposition de locaux et financements croisés via les organismes sociaux.
Et ce, alors que le nombre d’adhérents fond comme neige au soleil : 370 000 de moins en neuf ans.
Le rapport Perruchot, enterré en 2011, avait déjà levé le voile sur cette rente syndicale. Depuis, rien n’a changé : les syndicats vivent hors sol, loin des préoccupations des salariés, mais bien ancrés dans les fauteuils des caisses de Sécu et des institutions consultatives.
Pouvoirs intermédiaires : une façade démocratique
Sarkozy puis Macron ont contourné les corps intermédiaires. Non par mépris, mais par lucidité : ces structures ne représentent plus personne. Le CESE, les caisses de Sécu, les commissions paritaires sont devenues des zones de confort pour syndicalistes professionnels, souvent reconduits sans élection, sans contrôle, sans mandat clair.
La CGT, en particulier, a transformé ces instances en bastions idéologiques, renforçant son pouvoir d’obstruction malgré son affaiblissement électoral.
La CGT : héritage communiste et mutation radicale
Historiquement, la CGT fut la courroie de transmission du Parti communiste français, lui-même aligné sur Moscou. Cette filiation idéologique a marqué durablement son ADN : plutôt que de négocier, elle a choisi l’affrontement.
Aujourd’hui, si le PCF a perdu de son influence, la CGT s’est rapprochée d’une gauche insoumise et militante, adoptant des combats sociétaux (néoféminisme, wokisme, écologie punitive) qui dépassent largement le champ syndical. Elle devient ainsi le miroir syndical d’une mouvance politique qui prospère sur la contestation permanente.
Une nuisance économique et sociale
Les grèves à répétition dans les transports, l’énergie ou les raffineries coûtent des milliards à l’économie et fragilisent l’attractivité industrielle de la France.
La CGT se présente comme défenseur de l’emploi, mais ses blocages accélèrent parfois les fermetures d’usines qu’elle prétend combattre.
Dans les entreprises, sa ligne dure séduit de moins en moins : la CFDT la devance régulièrement lors des élections professionnelles. Pourtant, la CGT conserve une capacité de nuisance disproportionnée par rapport à son poids réel, grâce à sa maîtrise des secteurs stratégiques.
Propositions pour en finir avec le syndicalisme de rente
Il est temps de réformer en profondeur le paysage syndical français :
• Suppression des caisses départementales de Sécurité sociale, trop souvent captées par les syndicats.
• Dissolution du CESE, chambre d’écho inutile et coûteuse.
• Fin des subventions publiques aux syndicats : qu’ils vivent de leurs adhérents, comme toute organisation démocratique.
• Création de corporations professionnelles :• Parité stricte entre employeurs et syndicats.
• Présidence tournante pour éviter les baronnies.
• Compétences : SMIC de branche, temps de travail, formation, apprentissage, œuvres sociales.
Représenter ou disparaître
De l’ombre de Moscou hier à l’ombre de la gauche radicale aujourd’hui, la CGT n’a jamais renoncé à sa logique de confrontation. Syndicat d’obstruction plus que de proposition, elle demeure fidèle à une stratégie où la conflictualité est une fin en soi.
Mais à force de privilégier le blocage sur le dialogue, elle s’isole des salariés qu’elle prétend représenter, tout en continuant de peser lourdement sur l’économie et la société françaises.
Le syndicalisme français doit choisir : représenter réellement les travailleurs ou disparaître dans l’indifférence.
“Le syndicalisme ne doit pas être un métier, mais une mission. Et cette mission ne peut exister sans légitimité.



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