Refondre l'enseignement au profit des élèves
- Stephan P
- 23 mars 2021
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 29 mai 2025

Rebâtir l’enseignement : sortir de l’idéologie pour retrouver l’excellence
Jules Ferry a instauré l’école gratuite, Bonaparte a créé le baccalauréat, mais la gauche et les courants wokistes ont depuis trop longtemps détourné l’école de sa mission première pour en faire un instrument politique. Il est urgent de repenser notre système, de rompre avec l’endoctrinement idéologique et de revenir à l’universalisme républicain, à l’instruction, à l’enseignement, loin des petits arrangements et des influences partisanes.
L’enseignement en France doit garantir à chaque citoyen un accès gratuit et égal à l’instruction, non à une éducation dictée par des dogmes ou des modes. Rien n’interdit, d’un point de vue éthique, de repenser l’organisation de notre système pour le rendre plus performant, alors même que les milliards investis n’apportent pas les résultats attendus, ni dans les classements internationaux, ni face à nos voisins européens.
Il est temps d’en finir avec le monopole éducatif de l’État, de responsabiliser les établissements, d’instaurer le libre choix scolaire, de supprimer la carte scolaire, de revaloriser l’enseignement professionnel, de rétablir la neutralité de l’enseignement et de redonner à l’histoire de France la place qu’elle mérite, sans la réécrire au gré des idéologies.
Un ministère de l’enseignement, pas de l’éducation
Le ministère doit cesser de se mêler d’« éducation » pour se concentrer sur l’enseignement et l’instruction. Les inspections académiques doivent disparaître, laissant place à une autonomie réelle des écoles, collèges et lycées, placés sous la tutelle des Provinces et Pays. Les Rectorats et leurs missions doivent être confiés aux Régions, qui auront la charge de définir la composition des conseils d’administration des établissements publics.
La carte scolaire doit être supprimée, le libre choix scolaire instauré. Les Provinces pourront créer des commissions scolaires, à l’image du modèle québécois, composées de représentants élus de la communauté, du milieu éducatif, des parents d’élèves et de la Province. Ces commissions administreront les établissements, valideront les projets éducatifs et les budgets, proposeront de nouvelles formations, géreront les bourses, la veille sanitaire et sociale, et pourront intégrer les établissements privés pour une offre complète.
Les établissements seront responsables de leurs recrutements, de la gestion des ressources humaines et des paies, selon un projet pédagogique adopté en commission scolaire et financé par la Province. Les directeurs, principaux et proviseurs seront nommés par les Provinces.
Un financement et une évaluation au mérite
Le ministère interviendra principalement dans la création et la distribution de fonds, révisés chaque année selon les résultats aux examens finaux, publics et privés confondus. Les programmes et examens resteront nationaux, garantissant l’unité et la neutralité de l’enseignement. Les bourses seront attribuées sur critères de mérite et composées à parts égales de financements publics, de dotations privées et d’emprunts familiaux ou étudiants. Le maintien des bourses sera conditionné aux résultats, pour encourager l’effort et l’excellence.
Les projets pédagogiques, d’une durée de trois ans, seront co-construits entre équipes pédagogiques et directions, mais toute intrusion d’associations militantes, indigénistes, wokistes, religieuses, politiques ou syndicales sera strictement interdite. L’enseignement doit rester un sanctuaire, à l’abri des pressions idéologiques.
Neutralité, excellence et transmission
L’État financera aussi l’enseignement privé, à condition que les établissements respectent les programmes et la neutralité politique. Le syndicalisme lycéen sera interdit, les conseils de la vie lycéenne supprimés, pour dépolitiser les établissements. Les associations d’entraide et de développement seront encouragées.
La tenue scolaire sera généralisée dans les écoles, collèges et lycées, les smartphones bannis. Les communes garderont la gestion de la petite enfance. Le lycée professionnel et l’apprentissage seront réformés pour devenir des filières d’excellence, et le contrôle continu, associé à un projet pédagogique, primera pour le brevet et le bac. Les filières scientifiques et mathématiques seront remises à niveau, le certificat d’études rétabli en fin de primaire, et un concours d’éloquence instauré au lycée, sans dérive politique.
Le sport, la musique et le théâtre seront généralisés au collège et au lycée, avec une heure quotidienne et la création d’équipes et d’orchestres. Trente minutes de sport par jour seront imposées en primaire. L’enseignement des institutions et de l’économie sera introduit au lycée.
Le drapeau français flottera à l’entrée des établissements, dans chaque salle et salle de sport, l’hymne sera joué lors des rencontres sportives, et les établissements seront associés aux associations patriotiques locales.
Des cérémonies de remise de diplômes seron réalisées dans tous les établissements et à tous les niveaux en reconnaissance du travail accompli.
Des universités libérées de l’idéologie
Les universités devront être réorganisées pour mettre fin aux blocages politisés. Elles seront adossées à des fondations soutenues par des entreprises, et leur conseil d’administration sera désigné par ces fondations. Le syndicalisme et la politique n’auront plus leur place à l’université, qui devra garantir la neutralité et la sécurité, avec la création d’une police universitaire si nécessaire. Les conseils de la vie universitaire seront supprimés, les inscriptions deviendront payantes pour éviter le pantouflage, et certaines filières non essentielles seront soumises à des quotas et à des frais d’inscription. L’ENA sera fermée, et toute activité politique ou prosélyte interdite dans l’enceinte des universités. Les professeurs et étudiants politisés seront exclus.
Il est temps de rompre avec la dérive idéologique et de redonner à l’enseignement français sa mission première : transmettre le savoir, former des esprits libres et critiques, et préparer la jeunesse à l’excellence, dans le respect de l’histoire et des valeurs de la France.


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