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« Et si la solution venait d'en haut ? » Jean d'Orléans, figure de recours pour 2027



Il y a deux semaines, j'ai adressé un courrier confidentiel accompagné d'une note de réflexion stratégique de seize pages à cinq personnalités politiques majeures : Bruno Retailleau, David Lisnard, Nicolas Dupont-Aignan et au Prince Jean d'Orléans, Comte de Paris. Aujourd'hui, je rends cette démarche publique.



Le constat : la droite va se fragmenter, et la gauche en profitera

La France traverse une crise qui n'est plus seulement politique ou économique, elle est institutionnelle. Cinq Premiers ministres en moins de trois ans. Une Assemblée nationale ingouvernable. Un président réduit à l'impuissance. Et face à cette décomposition, une droite qui se prépare à rejouer en 2027 la même partition désastreuse : trop de candidats, trop d'ego, trop de divisions et au bout du compte, aucun d'entre eux au second tour.

Le 22 mars 2026 a été un révélateur brutal. David Lisnard claque la porte de Les Républicains parce que le bureau politique refuse une primaire ouverte. Bruno Retailleau publie le même jour dans Le Figaro son plaidoyer pour une candidature directe. Deux hommes qui partagent 80 % de leurs convictions n'arrivent pas à s'entendre sur la procédure. Ce n'est pas une crise de personnes, c'est une crise de régime. Et si l'on ajoute Édouard Philippe, Nicolas Dupont-Aignan, et d'éventuels autres candidats de droite et de centre-droit, l'arithmétique est implacable : chacun captera 8 à 12 % des voix au premier tour, et aucun n'atteindra le second. La gauche, elle, sera au rendez-vous.

C'est ce constat, documenté, chiffré, irréfutable, qui m'a conduit à rédiger cette note.


La proposition : une figure au-dessus de la mêlée

Ma conviction est simple. La solution à la fragmentation de la droite ne viendra pas des partis eux-mêmes. Les partis ne peuvent pas se donner à eux-mêmes ce qu'ils ne possèdent pas : une autorité arbitrale que tous acceptent précisément parce qu'elle ne vient pas de leurs rangs.

Cette figure existe. Elle s'appelle Jean d'Orléans, Comte de Paris.

Non pas un candidat de droite parmi d'autres. Une figure de convergence que toutes les formations de la coalition peuvent soutenir sans se renier parce qu'il n'appartient à aucun parti, ne doit rien à aucun appareil, et que sa légitimité ne repose pas sur la défaite de la moitié du pays.

L'idée n'est pas utopique. Elle est étayée par des chiffres que personne ne cite jamais dans le débat public. Un sondage BVA établit que 29 % des Français déclarent pouvoir voter pour un candidat royaliste au premier tour, un chiffre en progression constante depuis trente ans. Quarante pour cent estiment qu'un retour de la monarchie aurait des conséquences positives pour l'unité nationale. Et fait que les dirigeants de LR devraient méditer : 27 % des sympathisants LR sont favorables à la monarchie — plus d'un militant sur quatre au sein même du principal parti de droite classique.

Traduit en arithmétique électorale : avec le soutien des formations de la coalition (LR, Nouvelle Énergie, Horizons, l'UDI, les Centristes d'Hervé Morin, Debout la France), le potentiel de Jean d'Orléans au premier tour dépasse 28 à 38 %. La qualification au second tour serait assurée dans presque toutes les configurations. Aucun candidat partisan de droite ne part avec un tel socle non fragmentable.


Une architecture démocratiquement irréprochable

La note que j'ai adressée aux différents destinataires ne propose pas un coup de force institutionnel. Elle décrit une séquence rigoureusement démocratique en quatre étapes.

Jean d'Orléans conduirait une campagne strictement présidentielle : cohésion nationale, réforme des institutions, Alliance souveraine à géométrie variable pour refonder notre rapport à l'Europe, défense, diplomatie, décentralisation. Il ne parlerait pas de fiscalité, de retraites ou d'immigration au quotidien, tout ce qui relève du Premier ministre et de l'Assemblée nationale. Les formations de la coalition désigneraient conjointement, en leur sein, un leader de coalition pour les législatives, ayant naturellement vocation à Matignon en cas de victoire. Jean d'Orléans nommerait le Premier ministre après les élections, conformément à la volonté du peuple.

Et dans les dix-huit mois suivant son élection, il soumettrait au peuple souverain, par référendum à seuils renforcés (40 % de participation minimum, 60 % de majorité requise par exemple), la question de la forme définitive des institutions, y compris la restauration d'une monarchie constitutionnelle. Il ne restaurerait pas la monarchie par décret. Il poserait la question au peuple. C'est l'acte le plus démocratique qui soit et il est le seul candidat qui puisse le poser sans avoir intérêt à en biaiser la réponse.


Le précédent espagnol, la leçon nord-européenne

L'histoire récente valide ce scénario avec une clarté saisissante. En 1975, l'Espagne sort de quarante ans de dictature dans une situation explosive. Juan Carlos Ier devient le point de convergence de la transition non parce qu'il appartient à l'un des camps, mais précisément parce qu'il n'appartient à aucun. La Constitution de 1978 est approuvée à 87,8 % des suffrages. En 1981, lors du coup d'État militaire, c'est son seul discours télévisé qui y met fin. La figure arbitrale est le dernier rempart de la démocratie contre ses propres démons.

Les monarchies constitutionnelles nord-européennes — Suède, Norvège, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni — arrivent systématiquement en tête des indices mondiaux de démocratie, de confiance institutionnelle et de cohésion sociale. Ces pays ont traversé crises économiques graves et montées des populismes sans que jamais la légitimité fondamentale de l'État ne soit mise en cause. La monarchie constitutionnelle n'est pas un archaïsme, c'est le régime de la stabilité démocratique prouvée.


Pourquoi rendre cette démarche publique aujourd'hui ?

Parce que deux semaines se sont écoulées depuis l'envoi des courriers. Parce que les destinataires ont eu le temps de lire. Et parce que cette réflexion appartient désormais au débat public, non à un circuit fermé de stratèges et de conseillers.

Je suis un citoyen ordinaire, sans mandat, sans ambition personnelle dans cette affaire. C'est peut-être précisément pour cela que je peux me permettre de poser cette question avec franchise : est-ce que la droite française a vraiment le courage d'imaginer autre chose que ce qu'elle a toujours fait et qui a toujours échoué de la même façon ?

La France comme le disait Jean d'Orléans lui-même est « républicaine de raison et royaliste de cœur ». Cette phrase n'a jamais été aussi vraie qu'aujourd'hui. La Ve République vacille. Des propositions qui auraient paru fantasques il y a dix ans sont reçues avec une attention sérieuse, y compris par des républicains convaincus qui cherchent une sortie par le haut.


La fenêtre est ouverte. Elle ne le sera pas indéfiniment.



La note de réflexion stratégique complète (16 pages) sera mise en ligne prochainement. Les courriers adressés aux différents destinataires sont disponibles sur demande.


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