Meloni contre Bruxelles : l’Europe des nations reprend la parole
- Stephan P
- 2 nov. 2025
- 2 min de lecture

La fracture entre les peuples européens et leur technocratie s’élargit. Dernier épisode en 2024 : le bras de fer entre Giorgia Meloni, Première ministre italienne, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. En refusant de soutenir sa reconduction, Meloni a envoyé un signal clair : l’Europe ne peut plus être gouvernée contre les nations.
Meloni, l’insoumise
Lors du sommet du G7 en juin 2024, Meloni s’est montrée distante envers von der Leyen. En juillet, ses députés ont voté contre la reconduction de la présidente de la Commission, malgré les pressions de Berlin et Paris. Elle dénonce une Europe « trop intrusive, trop éloignée des réalités nationales » et appelle à « une refondation institutionnelle qui respecte les souverainetés ».
La France, complice de la dépossession
En 2005, les Français rejettent le traité constitutionnel européen par référendum. Trois ans plus tard, le traité de Lisbonne est ratifié sans consultation populaire. Une trahison démocratique, validée par les élites politiques françaises, soucieuses de plaire à Berlin et aux cercles bruxellois.
François-Xavier Bellamy, eurodéputé LR, rappelle que « l’Union européenne est devenue un empire normatif qui étouffe les États ». Il dénonce les accords comme le Mercosur, qui imposent des clauses menaçant la souveraineté législative des États membres.
Vers une Europe des programmes communs
L’alternative existe : une Europe des coopérations volontaires, sans Commission, sans Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui empêche les États de contrôler leurs frontières, leurs patrimoines, leurs législations. Une Europe des projets, pas des injonctions.
Sans réforme, l’Italexit et le Frexit ne seront plus des fantasmes. Ils deviendront des issues politiques crédibles pour des peuples lassés de l’humiliation institutionnelle.
Une Commission sans mandat, une Europe sans frontières
La dernière lubie de la Commission européenne ? Étendre le programme Erasmus aux pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Une initiative présentée comme un « pont culturel » mais qui révèle surtout l’obsession universaliste d’une technocratie hors-sol. Giorgia Meloni, lors du sommet du 20 juin à Rome, a dénoncé cette dérive : « L’Europe ne peut pas être un guichet mondial, elle doit d’abord être une maison pour ses peuples ». Ce projet, lancé sans débat démocratique, illustre une Commission qui s’arroge des pouvoirs sans légitimité, ni contrôle parlementaire. Qu’est devenue l’Union européenne sinon un machin au service d’une idéologie progressiste et mondialiste, où l’histoire des nations et leur souveraineté sont des obstacles à contourner ? François-Xavier Bellamy le résume ainsi : « L’Europe ne peut pas être une utopie sans frontières, elle doit redevenir une alliance de nations libres »
Une nouvelle architecture européenne
Suppression de la Commission européenne, remplacée par un secrétariat intergouvernemental
Fin du rôle contraignant de la CEDH sur les politiques migratoires
Rétablissement du droit de veto national sur les normes
Coopérations thématiques : défense, énergie, recherche, sans ingérence bureaucratique



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